Les franciliens sont d’accord sur un point : la RATP doit communiquer sur les incivilités et l’impolitesse auxquels ils sont confrontés quotidiennement.
La civilité ça change la vie
Un sondage Ipsos du début de l’année 2011 révèle que pour 60% des français, la cause principale de difficulté ou de stress dans leur vie quotidienne est liée au
manque de respect et à l’agressivité des gens.
La RATP a lancé un grand débat sur les
incivilités dans les transports en communs. Après le lancement du site
chervoisindetransport le 29 juin 2011, les usagers ont vu arriver une grande
campagne publicitaire à l’automne de la même année.
Complètement décalée, la campagne met en scène des hommes à la tête d’animaux parlant au téléphone, jetant un chewing-gum sur le quai ou utilisant un strapontin à une heure de pointe.
Les petites phrases associées
Quand elle est à 120 décibels, 1 conférence n’a plus rien de confidentiel,
Qui jette 1 chewing-gum à la poubelle, en aura moins sous les semelles,
Qui paresse aux heures de pointe, risque 2 ou 3 plaintes ont pour but de faire prendre conscience aux usagers de leurs manières d’agir.
La Régie des transports vient de publier un
livre blanc interactif de 40 pages qui associe les remarques des usagers, des agents, des analyses de sociologues sur les changements des règles de politesse et les moyens mis en place par différents élus, etc. Les analyses mettent en avant les causes possibles de ce malaise : montée de l’individualisme, difficulté à vivre ensemble, incivilité et insécurité, etc.
Les campagnes précédentes
On se souvient des slogans précédents qui avaient tous une visée différente :
1997 : « Ailleurs on accepte les règles, pourquoi pas dans les transports » associé à l’image d’un arbitre sur un terrain de foot.
1998 : « Ne sous-estimons pas le pouvoir d’un sourire » ave la Joconde en arrière plan.
2006 « L’homo modernus ne gare pas son véhicule dans les couloirs de bus » montrait un mammouth dans un couloir de bus.
2011 : « Si tout le monde profite d’une conversation personnelle, elle n’a plus rien de personnel ».